En Europe occidentale, à l’aube de la Renaissance, la sorcellerie change de visage, devenant la « pire des hérésies ».
La sorcière bienveillante laisse désormais la place à la sorcière maléfique, servante volontaire de Satan, pratiquant la magie noire. « Sa mission : exterminer la Chrétienté». Il faut alors chasser et tuer la sorcière. Environ 100 000 personnes, dont 2/3 de femmes, furent victimes de ce « crime imaginaire ».
Qu’en est-il en Provence, terre de légendes et de croyances, où se côtoient créatures mythiques, figures de saints triomphant du Mal et masco maléfiques ? Qu’en est-il en Provence, enjeu politique et religieux, au début du XVIIe siècle ?
De quoi les martyrs de Peirinetta Raibauda, la dernière « sorcière » brûlée dans les Alpes-Maritimes, de Gaufridy, le prêtre séducteur de Marseille, et de Donne Figonière, de Donne Tripière et de Grosse Coiffe, les présumées sorcières de Cassis, sont-ils alors le nom ?
Marie-Noëlle FAURE
Professeur de chaire honoraire, Agrégée et docteur en Etudes germaniques, autrice et conférencière
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