Nous sommes aujourd’hui éloignés de la période « racialisante » des sciences sociales qui avait dominé la seconde moitié du XIXe siècle et encore largement influencé l’entre-deux-guerres toujours marqué par la colonisation et l’antisémitisme.
Après la seconde guerre mondiale, après la Shoah, le racisme biologique est définitivement discrédité par les instances internationales et par la majorité des savants. Pourtant, le bannissement de la catégorie « race » n’a pas supprimé le racisme.
Les préjugés ont tendance àprendre une forme atténuée ou détournée, mais ils n’ont pas disparu. Ils mettent l’accent sur des différences de valeurs ou de culture. Autrement dit, la « race » n’existe plus comme réalité biologique objectivable, mais elle existe encore comme représentation sociale, comme catégorie imaginaire.
Alain CHAFFEL
Professeur honoraire d’histoire, agrégé et docteur en histoire
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